Faire des études de communication, c’est possible à l’université, en IUT, dans un lycée (BTS), dans une grande école publique… ou dans une école privée. Les écoles privées sont de loin les plus visibles : salons, publicité, réseaux sociaux. Elles ne sont pas pour autant le seul chemin, ni toujours le meilleur. Voici de quoi comparer, chiffres à l’appui.
Les grandes voies, en un coup d’œil
| Public | Privé | |
|---|---|---|
| Exemples | BTS Communication (lycée), BUT Information-communication (IUT), licence et master d’université, CELSA (Sorbonne Université), masters d’IEP | Écoles de communication et de publicité (ISCOM, EFAP, Sup de Pub…), Bachelors et Mastères d’écoles de commerce ou de groupes privés |
| Coût des études | Quelques centaines d’euros par an à l’université ; BTS en lycée public gratuit | Souvent 8 000 à 10 000 € par an, parfois plus, sauf en alternance |
| Diplôme | Diplôme national (BTS, BUT, licence, master) | Selon la formation : diplôme visé ou avec grade, titre RNCP, ou diplôme d’école |
| Admission | Sélective pour le BUT, le BTS, les masters et le CELSA | Dossier, épreuves et entretien propres à chaque école ; nombreuses entrées en cours de cursus |
| Points forts | Coût, valeur académique, méthode, esprit critique | Projets concrets, intervenants professionnels, réseau, alternance très développée |
Le public : moins visible, souvent très solide
BTS Communication
Deux ans, en lycée, très concret : conception de supports, relation avec les annonceurs, projets de communication. Gratuit dans un lycée public, souvent possible en alternance, et il permet de poursuivre en licence professionnelle, en BUT (en 3e année) ou en école.
BUT Information-communication
Trois ans en IUT, diplôme de niveau bac+3 (grade de licence). Il propose cinq parcours dès la première année : communication des organisations, information numérique dans les organisations, journalisme, métiers du livre et du patrimoine, publicité. C’est une formation sélective (sur Parcoursup), professionnalisante, avec stages, et souvent ouverte à l’alternance en 2e ou 3e année. Les places sont limitées : c’est sans doute la voie publique la plus demandée.
Licence et master à l’université
La licence d’information-communication est plus théorique : sociologie des médias, sémiologie, analyse des discours, culture numérique. C’est une excellente base pour comprendre ce qu’on fait, et pour poursuivre en master (communication des organisations, communication publique, numérique, journalisme…). Les masters sont sélectifs et se demandent sur la plateforme Mon Master. Beaucoup existent en alternance.
Le CELSA et les IEP
Le CELSA, école de communication de Sorbonne Université, est l’une des formations les plus réputées du secteur. On n’y entre pas après le bac : l’admission en 3e année de licence se fait après au moins deux années d’études supérieures, sur dossier, épreuve écrite et oral. Plusieurs IEP (Sciences Po) proposent aussi des masters en communication. Dans les deux cas, c’est sélectif, et les frais restent ceux du public.
Le privé : ce que tu paies, et ce que tu obtiens
Les écoles privées attirent pour de bonnes raisons : pédagogie par projets, intervenants venus d’agences et d’entreprises, campus dans plusieurs villes, séjours à l’étranger, et surtout une alternance très développée. Pour un profil qui a besoin de concret dès la première année, cela peut faire la différence.
Le coût est le premier point à regarder. À titre d’exemple, le Programme Grande École de l’ISCOM affiche pour 2027-2028 9 500 € par an à Paris (8 500 € sur les autres campus) de la 1re à la 3e année, et 9 950 € à Paris en 4e et 5e année. Les autres grandes écoles de com parisiennes se situent dans des ordres de grandeur proches. Les tarifs changent chaque année : vérifie toujours la grille officielle de l’école, avec les frais de dossier, de concours et d’inscription.
Le deuxième point, c’est le diplôme. Dans le privé, il peut s’agir d’un diplôme visé ou avec grade, d’un titre RNCP, ou d’un simple diplôme d’école. Notre guide Comment vérifier le diplôme d’une école de com explique comment faire la différence.
Le coût réel sur 5 ans
Un ordre de grandeur, hors logement et vie quotidienne (identiques dans les deux cas) :
- Université (licence + master) : en 2026-2027, les droits nationaux sont de 178 € par an en licence et de 255 € en master, plus 105 € de CVEC (contribution vie étudiante). Soit environ 1 600 € pour cinq ans, et zéro pour un étudiant boursier, exonéré des droits et de la CVEC.
- École privée (5 ans sans alternance) : avec des frais autour de 9 000 € par an, on arrive à 45 000 € environ.
- École privée avec alternance en 3e, 4e et 5e année : les frais de formation sont alors pris en charge (par l’opérateur de compétences de l’entreprise) et l’étudiant est payé. Restent les deux premières années, soit environ 18 000 €.
Attention : l’alternance n’est pas garantie. Il faut trouver une entreprise, et si tu n’en trouves pas, demande à l’école ce qui se passe (passage en formule classique et payante ? dans quels délais ?). Pose la question avant de signer. Tous les frais à prévoir, le contrat et les aides sont détaillés dans notre guide Combien coûte vraiment une école de com ?
Les bourses : un point souvent oublié
À l’université, un étudiant boursier ne paie ni droits d’inscription ni CVEC. Dans le privé, la bourse sur critères sociaux n’est possible que si la formation est habilitée à recevoir des boursiers, ce qui suppose que l’établissement soit reconnu par l’État et ait obtenu cette habilitation. Beaucoup de formations privées ne le sont pas. Et même quand c’est le cas, la bourse ne couvre pas des frais de scolarité de plusieurs milliers d’euros. Si tu es boursier, demande par écrit à l’école si ta formation précise est habilitée.
Et pourquoi pas les deux ?
Ce n’est pas un choix définitif à 17 ans. Beaucoup de parcours combinent les deux mondes :
- BUT ou licence publique, puis master ou école privée en alternance : une base solide et peu coûteuse, puis la professionnalisation financée par l’entreprise ;
- BTS en alternance, puis Bachelor ou licence professionnelle ;
- école privée les premières années, puis master universitaire : possible, mais l’admission se fait sur dossier, et plus facilement si le diplôme obtenu confère le grade de licence.
Les écoles privées recrutent beaucoup en cours de cursus (« admissions parallèles » en 3e ou 4e année) : ne pas y entrer après le bac ne ferme aucune porte.
Comment choisir
- Ton budget : combien ta famille et toi pouvez financer sans t’endetter lourdement, sur toute la durée des études ?
- Ta façon d’apprendre : as-tu besoin de concret et de projets dès le départ (BTS, BUT, école), ou aimes-tu prendre du recul et analyser (licence) ?
- Ton projet : un métier précis (publicité, événementiel, communication publique, journalisme…) ou encore flou ? Un projet flou plaide pour une formation généraliste et peu coûteuse au départ.
- Les chiffres : pour le public, le ministère publie des données d’insertion des diplômés ; pour le privé, demande à l’école d’où viennent ses taux d’insertion et ses salaires.
Si tu hésites vraiment, ou si le choix te stresse, en parler avec quelqu’un d’extérieur aide souvent à y voir clair : un psychologue de l’Éducation nationale (CIO) ou un conseiller d’orientation.
Sources
- Service-Public / ministère de l’Enseignement supérieur : droits d’inscription 2026-2027 et CVEC (relayés par Mes-Allocs et l’Université de Lille).
- Onisep, fiches BUT information-communication (parcours communication des organisations, publicité, journalisme…).
- CIDJ, « BUT IC – information communication ».
- CELSA, conditions d’admission en L3 ; L’Express Éducation, « Concours CELSA ».
- ISCOM, grille tarifaire du Programme Grande École (relayée par Aurlom).
- Code de l’éducation, articles L. 443-1 à L. 443-4 (habilitation des établissements privés à recevoir des boursiers).
Informations vérifiées le 28 octobre 2026. Texte préparé avec l’aide d’un outil d’IA à partir des sources ci-dessus, relu par Gonzalo Garzo. Une erreur ? contact@ecolesdecom.fr
