Dans les études de communication, l’alternance est partout : la plupart des écoles privées la mettent en avant, et beaucoup de BTS, BUT, licences professionnelles et masters la proposent aussi. C’est souvent une excellente solution : des études payées, un vrai salaire, une expérience qui compte sur un CV de communicant. Mais ce n’est pas automatique, et certaines promesses méritent d’être vérifiées.
Ce que l’alternance t’apporte
- Tes études sont financées. En apprentissage, les frais de formation sont pris en charge (par l’opérateur de compétences de l’entreprise). Le Code du travail interdit de demander une contrepartie financière à l’apprenti pour la conclusion de son contrat. Seule la CVEC (105 €) reste due.
- Tu es payé. Au moins 43 à 100 % du SMIC selon ton âge et l’année de contrat (le détail est dans notre guide Combien coûte vraiment une école de com ?).
- Tu as le statut de salarié : contrat de travail, congés payés, cotisations retraite, droits au chômage à la fin.
- Tu sors avec une vraie expérience. En com, où les recruteurs regardent beaucoup ce que tu as déjà fait, un ou deux ans d’alternance pèsent lourd.
Apprentissage ou contrat de professionnalisation ?
| Contrat d’apprentissage | Contrat de professionnalisation | |
|---|---|---|
| Pour qui | De 16 à 29 ans révolus (sans limite pour les personnes en situation de handicap) | De 16 à 25 ans, et demandeurs d’emploi de 26 ans et plus |
| Ce qu’il prépare | Un diplôme ou un titre RNCP (formation initiale) | Une qualification professionnelle (formation continue) |
| Salaire minimum | De 27 à 100 % du SMIC selon l’âge et l’année | De 55 à 100 % du SMIC selon l’âge et le niveau |
| En pratique | Le plus courant dans les études supérieures de com | Plus rare ; peut commencer à tout moment de l’année |
Dans les deux cas, la formation doit mener à un diplôme national ou à un titre RNCP en cours de validité. C’est une raison de plus de vérifier le diplôme avant de t’inscrire.
Les missions en communication
Les postes en alternance les plus fréquents : chargé(e) de communication junior, community manager, assistant(e) chef de projet en agence, assistant(e) chargé(e) des relations presse, événementiel, contenus (rédaction, vidéo, graphisme), communication interne, marketing digital. Les employeurs sont très variés : agences, entreprises de toutes tailles, collectivités, associations, établissements culturels.
Bon à savoir : une petite structure te confiera souvent plus de responsabilités, avec moins d’encadrement. Un grand groupe offre un nom sur le CV et des méthodes, mais des missions parfois plus étroites. Les deux se défendent ; regarde surtout ce que tu feras au quotidien.
Trouver une entreprise : le vrai défi
L’école t’accompagne, mais c’est toi qui dois signer avec une entreprise. Et le contexte compte : en 2026, l’aide de l’État aux employeurs qui recrutent un apprenti en bac+3 ou bac+5 est de 2 000 € au maximum dans une entreprise de moins de 250 salariés, et de 750 € au-delà, contre des montants plus élevés les années précédentes. Les entreprises sont donc plus sélectives.
Ce qui marche :
- commencer tôt : dès le printemps pour une rentrée en septembre ;
- un portfolio, même simple : visuels, textes, comptes gérés, vidéos, projets associatifs ou scolaires ;
- les candidatures spontanées, surtout auprès des agences et des PME de ta ville ;
- les plateformes : La bonne alternance (le service public), France Travail, LinkedIn, Welcome to the Jungle, les sites d’offres des écoles ;
- ton réseau : anciens élèves, maîtres de stage, salons de l’alternance.
Si tu n’as pas encore d’employeur à la rentrée, la loi permet en principe de commencer la formation en CFA et de continuer à chercher pendant quelques mois. Demande à l’école combien de temps exactement, et surtout ce qui se passe ensuite si tu n’as toujours rien.
Les pièges à éviter
- « L’alternance garantie » : aucune école ne peut la garantir, puisque c’est l’entreprise qui recrute. Demande le pourcentage d’étudiants de la promotion précédente qui ont réellement signé un contrat, et à quelle date.
- Le basculement en formule payante : sans contrat au bout du délai, certaines écoles te proposent de continuer en formule classique, à tes frais. Lis cette clause avant de t’inscrire, et note le montant.
- Des frais demandés à l’apprenti : frais de dossier, d’inscription ou de « réservation » pour une formation en apprentissage. Hors CVEC, demande sur quelle base, et refuse s’il s’agit d’une contrepartie au contrat.
- Des missions sans rapport avec la formation (accueil, photocopies, vente pure). Ton contrat doit correspondre au diplôme préparé : parles-en tôt à ton tuteur et à ton école.
- Le rythme mal choisi : une semaine sur trois, deux jours par semaine, un mois sur deux… Certains rythmes conviennent mieux aux agences, d’autres aux études. Demande-le avant de signer.
Si ça se passe mal
Pendant les 45 premiers jours passés en entreprise (consécutifs ou non, sans compter les jours à l’école), l’apprenti comme l’employeur peut rompre le contrat librement, par écrit. Après, la rupture se fait d’un commun accord, ou à ton initiative après avoir saisi le médiateur de l’apprentissage (souvent à la chambre de commerce ou des métiers), avec un préavis. Avant d’en arriver là, parle à ton maître d’apprentissage et au référent de ton école : beaucoup de difficultés se règlent.
L’alternance demande aussi beaucoup d’énergie : deux rythmes, deux attentes, peu de vacances scolaires (tu as les congés d’un salarié, pas ceux d’un étudiant). Si la fatigue ou le stress deviennent trop lourds, n’attends pas pour en parler, à ton école, à un médecin ou à un psychologue.
Les questions à poser à l’école
- À partir de quelle année l’alternance est-elle possible, et avec quel rythme ?
- Combien d’étudiants de l’an dernier ont signé un contrat, et à quelle date ?
- Quel accompagnement pour trouver une entreprise (offres, ateliers CV, mise en relation) ?
- Combien de temps puis-je commencer sans contrat, et que se passe-t-il ensuite ?
- Quels frais me seront demandés, en alternance et sans alternance ?
- Le diplôme est-il un diplôme national ou un titre RNCP valable pendant toute ma formation ?
Sources
- Service-public / Code du travail numérique, « Contrat d’apprentissage et de professionnalisation : quelles différences ? ».
- Décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 relatif à l’aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis, Légifrance.
- Code du travail, article L6221-2 (gratuité pour l’apprenti) ; réponse ministérielle sur la CVEC des apprentis (2020), via Centre Inffo.
- Rupture du contrat d’apprentissage : IUT d’Épinal (université de Lorraine).
- Code du travail, article D6222-26 (salaire minimum des apprentis).
Informations vérifiées le 28 octobre 2026. Texte préparé avec l’aide d’un outil d’IA à partir des sources ci-dessus, relu par Gonzalo Garzo. Une erreur ? contact@ecolesdecom.fr
