On parle souvent de celles et ceux qui réussissent les concours des écoles de journalisme. Beaucoup moins des autres. Dans une vidéo publiée en juin 2026, Elvira raconte comment elle a tenté le CELSA et l’EJCAM, et pourquoi elle a été refusée malgré un parcours solide. Un témoignage précieux pour comprendre ces concours de l’intérieur.
Un profil atypique
Arrivée d’Ukraine en France après le début de la guerre, Elvira parle quatre langues, a déjà deux masters (dont un master obtenu à l’EJCAM, école qu’elle dit avoir « adorée ») et a longtemps travaillé avec des médias nationaux et locaux, comme traductrice et « fixeuse », puis dans la communication et les relations presse. Mais pour devenir journaliste, on lui répète la même chose : il faut un diplôme d’une école reconnue par la profession. Elle décide donc de passer les concours.
Le concours du CELSA : trois écrits en 24 heures
Elle décrit le concours du CELSA comme « le plus difficile » de sa vie. Les candidats avaient 24 heures pour rendre trois écrits :
- une épreuve de créativité : écrire le portrait d’un journaliste (5 000 signes) ;
- un essai à partir d’un article (5 000 signes) ;
- une synthèse : un dossier de 96 pages de dépêches à résumer en 800 signes maximum, avec titre et chapeau.
Elle a été refusée à l’écrit, par un mail automatique, sans explication. Elle signale aussi des problèmes techniques sur la plateforme le jour de l’épreuve.
Le concours de l’EJCAM : un autre esprit
À l’EJCAM, les écrits portaient surtout sur la lettre de motivation et un article de 2 000 signes sur le projet professionnel : une approche qu’elle a trouvée « beaucoup plus humaine », plus ouverte aux parcours atypiques. Admise à l’oral, elle a échoué sur les questions rapides de culture générale et d’actualité (acronymes, références précises), et n’a pas été retenue.
Ses conseils
- Vivre l’actualité en permanence : lors d’un oral blanc, on lui a demandé qui était l’invité de la matinale de France Inter le jour même.
- Rejoindre les groupes d’étudiants qui préparent les concours : relectures de lettres, conseils, oraux blancs bénévoles.
- Prévoir le coût : les frais de candidature (autour de 70 € par école dans son cas) s’additionnent.
Ce qu’elle en retient
Refusée aussi à un master de journalisme universitaire (classée 157e sur 172 candidats), Elvira dit ne rien regretter : ces concours lui ont montré à quel point le métier est exigeant, fermé, et à quel point elle l’aime. Elle recommande le livre de Jean-Marie Charon Jeune journaliste, l’heure du doute pour comprendre la réalité du métier aujourd’hui.
Source : la vidéo d’Elvira sur YouTube (vidéo publiée en juin 2026), résumée par Écoles de com’. Ce témoignage reflète son expérience personnelle d’une session de concours ; les épreuves peuvent changer d’une année à l’autre.





