Manon, 20 ans, vient d’obtenir son BTS Communication avec près de 15 de moyenne. Dans une longue vidéo publiée en juillet 2026, elle raconte ses deux années : pourquoi elle a choisi un BTS plutôt qu’une licence, comment elle a trouvé ses stages, et tout ce qu’elle aurait aimé savoir avant.
BTS ou licence ? Le choix de la pratique
Après un bac général, Manon hésitait entre une licence et un BTS. Plusieurs de ses professeurs de lycée l’ont découragée : « vous avez le niveau pour aller en prépa ». Elle a maintenu son choix : en communication, dit-elle, la pratique compte plus que la théorie, et le BTS en donne beaucoup.
Les cours, matière par matière
- Culture économique, juridique et managériale : la matière commune à tous les BTS, la plus théorique. Son conseil : fiche les définitions, c’est ce qui est demandé.
- Stratégie de communication : cibles, objectifs, positionnement, puis moyens de communication. Dans son BTS, des compétitions entre groupes sur un même sujet, comme un appel d’offres.
- Solutions médias et digitales : l’écosystème des régies, agences et annonceurs. « Pas très compliqué, mais énormément de notions. »
- Culture de la communication : trois thèmes par an, une épreuve qui demande d’analyser des campagnes, d’en citer d’autres de mémoire et de produire quelque chose (script, maquette…).
- Ateliers professionnels : des projets complets (veille, stratégie, posts, vidéos) qui servent aussi pour les épreuves en contrôle en cours de formation.
Beaucoup de travail en groupe et d’oraux, parfois plusieurs par semaine : « au début ça fait peur », mais elle a vu des camarades très timides gagner en aisance en deux ans. Dans son établissement, des semaines de partiels en conditions réelles l’ont bien préparée à l’examen final.
Les stages : chercher tôt, oser
Le BTS impose 14 semaines de stage : sans stage, pas de passage en 2e année ni de diplôme. Manon a cherché dès octobre pour un stage en mai. Le premier, elle l’a obtenu au culot : en interviewant un professionnel d’une grande agence pour un devoir, elle lui a demandé à la fin s’il pouvait la prendre en stage. Le second, chez une agence média, est venu grâce à son réseau. Elle a vu des camarades sans stage une semaine avant la date.
Ce qu’elle a aimé, ce qu’elle a moins aimé
- Plus : des projets concrets de A à Z, la liberté créative, une petite classe (24 élèves) et des professeurs proches.
- Moins : une organisation inégale (des semaines vides, d’autres surchargées, des infos de dernière minute), et l’impression d’être parfois traités comme des lycéens.
Ses conseils
- Ne pas attendre la dernière minute, et bien choisir son groupe de travail.
- Commencer son portfolio dès la 1re année et garder tous ses projets.
- Tenir un carnet de pub (annonceur, agence, date, idée) : utile à l’examen comme en entretien.
- Apprendre seul les logiciels (suite Adobe), peu enseignés après la 1re année, et développer vidéo, réseaux sociaux, création de contenus.
- Varier les stages (agence, annonceur, média) pour savoir où se spécialiser ensuite.
Pour qui ?
Pour Manon, le BTS convient à celles et ceux qui veulent de la pratique et une base généraliste avant de se spécialiser en master, quel que soit leur bac, à condition d’avoir une bonne plume et de savoir s’organiser. Moins adapté si tu veux déjà une spécialisation pointue (le luxe par exemple). Elle poursuit en 3e année en école, en alternance, et souligne que trouver une alternance en bac+3 est plus difficile qu’en master.
Source : la vidéo de Manon sur YouTube (vidéo publiée en juillet 2026), résumée par Écoles de com’. Ce témoignage reflète son expérience personnelle, dans son établissement.





