« Titre certifié RNCP niveau 7 », « reconnu par l’État », « équivalent bac+5 »… Dans les écoles de communication privées, le RNCP est partout. C’est une vraie reconnaissance, mais pas celle que beaucoup de familles imaginent. Voici ce que ça veut dire, en clair.
Le RNCP, c’est quoi ?
Le Répertoire national des certifications professionnelles est une liste officielle, tenue par France Compétences, un établissement public placé sous la tutelle du ministère du Travail. Il recense les certifications qui attestent qu’une personne sait exercer un métier : diplômes de l’État, mais aussi titres créés par des écoles, des organismes de formation ou des branches professionnelles.
Il y a donc deux grandes familles :
- les diplômes de l’État : les diplômes nationaux (BTS, BUT, licence, master…) et les diplômes visés par le ministère de l’Enseignement supérieur. Ils figurent au RNCP d’office (sur France Compétences, les fiches des diplômes visés commencent souvent par « DIPLOVIS ») ;
- les titres créés par un organisme (une école, un groupe) : ils y entrent sur demande, après examen par une commission de France Compétences, et pour une durée limitée (cinq ans au plus). Ensuite, il faut redemander l’enregistrement.
Quand une école dit « titre RNCP », elle parle presque toujours de la deuxième famille.
Les niveaux : 5, 6, 7…
Chaque certification a un niveau, selon le cadre national des certifications professionnelles (en vigueur depuis 2019) :
| Niveau | Correspond en général à | Exemples en communication |
|---|---|---|
| Niveau 5 | Bac+2 | BTS Communication |
| Niveau 6 | Bac+3 (ou bac+4) | BUT Information-communication, licence, titres « Responsable de communication » ou « Chargé de communication » |
| Niveau 7 | Bac+5 | Master, titres « Manager de la communication » |
| Niveau 8 | Doctorat | Doctorat |
Un titre de niveau 7 est donc reconnu par l’État au même niveau de qualification qu’un master. Mais ce n’est pas un master.
Ce qu’un titre RNCP t’apporte
- Un niveau officiel, lisible par les employeurs et dans les conventions collectives.
- L’alternance : on ne peut préparer en apprentissage qu’un diplôme national ou une certification enregistrée au RNCP. Sans RNCP, pas d’apprentissage.
- Des financements pour les adultes : le CPF et la validation des acquis de l’expérience (VAE).
- Des blocs de compétences : un titre est découpé en blocs, qu’on peut valider séparément (utile en cas d’interruption d’études ou de reprise plus tard).
Ce qu’il ne t’apporte pas
- Ce n’est pas un grade universitaire. Un titre de niveau 7 ne donne ni le grade ni le diplôme de master. Si tu veux faire un master à l’université ou un doctorat ensuite, l’admission se fait sur dossier, sans équivalence automatique.
- Ce n’est pas une évaluation de la qualité académique de l’école. Le RNCP vérifie que le titre correspond à un métier et que les diplômés trouvent des emplois en lien. La qualité académique, c’est le rôle du visa et des grades du ministère de l’Enseignement supérieur (voir notre guide Comment vérifier le diplôme d’une école de com).
- Ce n’est pas toujours lisible à l’étranger, où on comprend mieux « bachelor’s degree » ou « master’s degree » au sens universitaire.
- Ce n’est pas éternel : un titre peut ne pas être renouvelé. Ceux qui l’ont obtenu le gardent. Si ta promotion sort après la date de fin, demande à l’école ce qui est prévu au cas où le renouvellement tarderait ou serait refusé.
Vérifier un titre RNCP en 3 minutes
- Demande à l’école le code exact du titre (de la forme RNCP12345) que tu obtiendras.
- Tape ce code ou l’intitulé dans le moteur de recherche de France Compétences.
- Sur la fiche, vérifie :
- l’état : « Active » (une fiche « Inactive » ne permet plus d’inscrire de nouveaux étudiants ; ceux déjà en formation peuvent en général obtenir le titre jusqu’à la « date de dernière délivrance possible » indiquée sur la fiche) ;
- le niveau (6, 7…) ;
- la date d’échéance de l’enregistrement : est-elle postérieure à la fin de ta scolarité ? ;
- le certificateur : est-ce l’école elle-même, ou un autre organisme ? Dans ce cas, l’école doit figurer parmi les organismes autorisés à préparer le titre.
Exemple réel (fiche consultée le 28 octobre 2026) : le titre « Responsable de communication » de l’ISCOM porte le code RNCP36650, il est actif, de niveau 6, certifié par l’ISCOM, et enregistré jusqu’au 1er juillet 2027. Toutes ces informations sont sur la fiche. Retrouve-les dans notre fiche ISCOM.
Les phrases à décoder
- « Titre certifié par l’État » : enregistré au RNCP. C’est vrai, mais ce n’est ni un diplôme national ni un grade.
- « Équivalent bac+5 » : titre de niveau 7. Même niveau de qualification, pas le même diplôme.
- « Diplôme reconnu par l’État » : peut vouloir dire RNCP, visa, ou les deux. Demande lequel.
- « En cours de renouvellement » : la fiche est peut-être inactive. Demande la date du dépôt et ce qui se passe pour ta promotion si le renouvellement est refusé.
- « Titre délivré par un organisme partenaire » : l’école prépare au titre d’un autre certificateur. C’est courant et légal, à condition que l’école soit bien listée sur la fiche.
Alors, un titre RNCP, c’est bien ou pas ?
C’est une vraie reconnaissance professionnelle, souvent suffisante pour travailler dans la communication, où l’expérience et le portfolio comptent beaucoup. C’est même indispensable si tu vises l’alternance. Ce qu’il faut éviter, c’est de payer cinq ans d’école en croyant obtenir un master. Pour comparer avec les autres voies, lis aussi Études de communication : public ou privé ?
Sources
- France Compétences, recherche des certifications professionnelles et fiche RNCP36650 (consultées le 28 octobre 2026).
- France Compétences, la certification professionnelle.
- Ministère de l’Enseignement supérieur, labels des formations contrôlées par l’État.
Informations vérifiées le 28 octobre 2026. Texte préparé avec l’aide d’un outil d’IA à partir des sources ci-dessus, relu par Gonzalo Garzo. Une erreur ? contact@ecolesdecom.fr
